Les matières premières au coeur des préoccupations des gouvernants

Chaque époque sa croisade, les gouvernants s'attaquent actuellement aux problèmes des cours des matières premières, et tentent d'en contrôler les évolutions.

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La spéculation sur les matières premières agricoles est aujourd’hui au cœur du débat politique.

En effet, les effet que peuvent provoquer des évolutions rapide de la hausse du cours des matières premières peuvent être catastrophique pour les pays et les peuples dépendant des importation pour subvenir à leur besoins alimentaires de premières nécessités.

Lorsque l’on observe les évolutions récentes des prix du blé, on s’aperçoit si on prend le marché américain en référence que les cours sont passé très rapidement de 100$ la tonne en 2005 à plus de 180$ aujourd’hui.

Les mouvements sociaux observés dans les pays nord africains sont en grande partie du à ces augmentations de prix.

Il semble donc légitime que les politiques s’intéressent de près à un possible contrôle des cours des matières premières. Si l’on en croit les gros titres des journaux, la spéculation serait la seule grande responsable de cette hausse des cours.

En lisant plus attentivement, il s’avère que ce que cherche à contrôler le G20 c’est la volatilité très importante qui serait du à la spéculation. Dans les faits, l’histoire donne raison sur ce point. La spéculation ne créée pas la tendance mais se comporte bien comme un accélérateur. Les nouvelles fondamentales sont en effet prises très rapidement en compte par les opérateurs de marché qui provoque alors de brusque mouvement de prix sur les supports d’investissements.

Finalement, il semble que la volonté soit en réalité que les spéculateurs / investisseurs aient une meilleurs lisibilité sur les matières premières (état des stocks, productivité…) afin d’éviter les fluctuations trop importantes sur les cours.

Communication politique ou réel envie ?

On sait aujourd’hui que les mesure d’assouplissement quantitative des états unis prennent fin, et qu’il ne semble pas possible en l’état actuel des choses que ces mesures puissent continuer. L’afflux de liquidité qui s’est déversé aussi sur le marché des matières premières pourraient alors repartir en sens inverse.

Si c’est le cas (et c’est bien ce qu’anticipe un certain nombre d’analystes) les cours des matières premières devraient baisser, il sera alors temps pour les politiques de s’enorgueillir de l’efficacité de leurs actions respectives, à défaut de continuer à fustiger la spéculation et les marchés financiers.

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