2011 : L’Etat se rend complice de la hausse de l’immobilier.

En durcissant certaines réglementations immobilières, en aidant les ménages français à s’endetter toujours davantage, l’Etat encourage t il une déroute économique prochaine ?

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Dans une France à peine sortie d’une crise économique majeure où l’on continue de mourir de froid l’hiver en 2011, l’immobilier continue de battre des records. Paris a connu une hausse des prix du m² de 20% durant l’année 2010 et se transforme peu à peu en un ghetto de fortunés qui deviennent les seuls à pouvoir y acquérir un logement décent.

Certes, la capitale ne reflète pas fidèlement l’état du marché immobilier au niveau national, cela dit, le niveau des prix des logements dans l’hexagone se situe globalement à un niveau plus élevé que celui constaté avant la crise. Quelques régions ont connu néanmoins une baisse sensible, comme la Creuse, l’Allier où la Lozère, cependant, mis à part la qualité de vie des ces coins campagnards, il faut pouvoir la concilier avec une activité professionnelle stable et suffisamment rémunératrice pour vivre.

Et dans le même temps, c’est justement dans ces mêmes régions que le taux de chômage est souvent le plus élevé. Et force est de constater que le travail est le point névralgique qui conditionne notre vie à tous, surtout à une époque où les énergies, l’alimentation, les assurances ne cessent d’augmenter. Ce constat détermine ce paradoxe contemporain où pour le prix d’un studio à Paris, on peut se payer une belle demeure sur un hectare de parc dans l’Allier. Réussir à se nourrir comme un lapin dans son clapier à Paris où mourir de faim dans un palace à Moulins, entre ces deux extrêmes il existe sans doute une position moyenne.

Les partisans de la bulle immobilière nous prévoient son éclatement depuis dix ans, mais celle ci grossit, se renforce et semble encore promise à une longue existence.

C’est dans ce contexte, un brin pessimiste je vous l’accorde, que le gouvernement lance un outil universel, créé théoriquement pour permettre à tous d’acquérir sa résidence principale : le PTZ PLUS (PTZ+), un prêt à taux zéro financé par l’Etat. Est ce bien s’attaquer au sources du véritable problème que d’encourager et d’aider les ménages français à s’endetter toujours davantage afin d’acquérir des biens immobiliers dont les prix atteignent des sommets déraisonnables dont tous les professionnels du secteur dénoncent l’invraisemblance ?

En outre, alors que ce nouveau PTZ+ est annoncé accessible à tous « sans condition de ressources », il ne faut pas omettre que le niveau de ressources conditionne la durée de remboursement, critère essentiel du calcul des mensualités d’un plan de financement.

Si malgré tout, vous êtes séduits par le PTZ+, vous pouvez toujours effectuer simplement une simulation gratuite et immédiate sur le blog de réglementation immobilière dessine moi une maison.

Le problème majeur est que dans le même temps, le gouvernement durcit la réglementation immobilière du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), dont le bien fondé reste très discutable.

De plus, alors même que les méthodes de réalisation et de résultat de ce DPE sont déjà approximatifs en soi, elles conditionnent le montant même du PTZ+ auquel vous pouvez prétendre.

Un paradoxe qui, à mon sens, n’a pas fini de faire parler de lui. Que penser  enfin de la baisse globale des crédits d’impôt pour les systèmes en faveur des énergies renouvelables, alors que le développement durable semble être au cœur des préoccupations du gouvernement ?

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